Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? (Romains 8.35)
Au lieu de se servir d’éléments tirés des Écritures, les opposants de la foi adventiste choisirent l’outrage et la moquerie. Des hommes insouciants et impies, rendus audacieux par la position des enseignants religieux, se servirent de sobriquets odieux et d’insultes indignes et blasphématoires pour accabler William Miller et son oeuvre. L’homme grisonnant, ayant abandonné sa maison confortable pour voyager à ses propres frais, de ville en ville et de village en village, peinait pour annoncer partout l’avertissement solennel du proche jugement. Il fut ridiculisé et dénoncé comme étant un fanatique, un menteur et un valet spéculateur.
Du temps, des moyens et des talents furent dissipés pour dénaturer et calomnier les adventistes en excitant les préjugés et en les méprisant publiquement. Des pasteurs s’employèrent à rassembler des rapports préjudiciables, mirent sur pied des montages absurdes et ignobles et les prirent à partie depuis la chaire. De très sérieux efforts furent entrepris pour évacuer des esprits le sujet de la seconde venue du Christ. Mais en s’efforçant de réduire à néant l’Adventisme, les autorités religieuses ébranlèrent la foi en la Parole de Dieu. L’étude des prophéties, ayant trait au retour du Christ et à la fin du monde, fut considérée comme une transgression, loisir dont il fallait avoir honte. Ces enseignements firent des infidèles et nombreux furent ceux qui prirent la liberté d’évoluer vers leurs propres désirs impies. Puis, les auteurs de ces préjudices en accusèrent les adventistes.
Les wesléyens furent confrontés à de semblables accusations de la part des pasteurs impies qui affectionnaient leur bien-être, ils interrompaient constamment leurs entreprises et détruisaient leur influence. Considérés comme non charitables et accusés d’orgueil et de vanité, car ne rendant pas hommage aux enseignements populaires de leur époque. Ils étaient accusés de scepticisme, de pratiques indisciplinées et de mépris vis-à-vis de l’autorité. John Wesley rejeta sans crainte ces charges à l’adresse de ceux qui les lui avaient adressées, démontrant ainsi qu’ils étaient eux-mêmes responsables de ces méchancetés dont ils accusaient les méthodistes. La grande controverse opposant la vérité à l’erreur fut menée de siècle en siècle depuis la chute de l’homme. Dieu et les anges et ceux qui s’unissent à eux ont invité et exhorté les hommes à la repentance et à la sainteté, les conviant au paradis. Satan, ses anges et les agents humains inspirés par eux, se sont opposés à tous ces efforts pour sauver la race déchue.
Ellen G. White – Spirit of Prophecy 4, pages 218-220.

