C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. (Matthieu 15.9)
Mon âme est très accablée, car je sais ce qui nous attend. Toute perfidie possible frappera ceux qui n’entretiennent pas une relation quotidienne et fervente avec Dieu. Les anges de Satan sont passés maîtres dans l’art de faire le mal. Ils créeront, ce que certains nommeront, une lumière d’avant-garde, assurant que cette connaissance est nouvelle et merveilleuse. Bien que ce message soit authentique, sous certains aspects, il amalgamera des éléments humains et enseignera des doctrines humaines. De nombreux concepts, apparemment bons, réclameront une étude méthodique et de nombreuses prières, car l’ennemi se sert d’éléments spécieux, conduisant les âmes à travers une voie si proche de celle de la vérité qu’il leur est difficile de la distinguer…
Un nouvel ordre des choses s’est introduit dans le ministère. Il existe, au sein des églises, un besoin impérieux de s’imiter les unes les autres. La simplicité et l’humilité sont quasiment révolues. Les jeunes pasteurs tentent d’être originaux en introduisant de nouvelles idées et de nouvelles stratégies de travail. Des campagnes de réveil sont organisées afin d’exhorter de grandes foules à venir à l’église. Mais une fois l’enthousiasme retombé, où sont les convertis? L’acte du repentir et de la confession des péchés est inexistante. Le pécheur est prié de croire en Christ et de l’accepter, sans qu’il ne soit tenu compte de sa vie de péché antérieure et de sa rébellion. Le coeur ne se brise pas. La contrition de l’âme est imparfaite. Les soi-disant convertis ne se sont pas humiliés en Jésus-Christ, leur Rocher.
Aujourd’hui, l’Éternel désire que ses serviteurs prêchent la doctrine du vieil évangile, la douleur du péché, la repentance et la confession. Il faut entreprendre sérieusement les pécheurs, avec sagesse et persévérance, jusqu’à ce qu’ils réalisent qu’ils transgressent la loi de Dieu et pour qu’ils s’exercent à la repentance vis-à-vis de Dieu et à la foi vis-à-vis du Seigneur Jésus-Christ.
Les ouvriers ne devraient pas se tenir à l’écart des autres, car ne partageant pas le même point de vue. S’ils acceptent les vérités fondamentales, ils ne devraient pas s’opposer ou se disputer à propos de sujets secondaires. Entamer des discussions malaisées n’ayant pas d’impact vital, tend à écarter l’esprit des vérités fondamentales ayant trait au salut de l’âme.
Les non-croyants sont critiques et entretiennent des prétextes fallacieux pour ne pas accepter la vérité telle qu’elle est en Jésus. Si ces différences perdurent en notre sein, ceux de l’extérieur diront: « II sera toujours temps pour nous de croire lorsque vous vous entendrez. » Ainsi, les impies tirent avantage des divisions et des controverses existant entre les chrétiens.
Ellen G. White – Manuscrit 82, 1894. (Review and Herald, 4 et 11 novembre 1965.)

