Je pris le petit livre de la main de l’ange, et je l’avalai, il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l’eus avalé, mes entrailles furent remplies d’amertume. Puis on me dit: il faut que tu prophétises de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois. (Apocalypse 10.10-11)
La Parole de Dieu retrace le conflit incessant opposant la vérité à l’erreur à travers l’histoire et la prophétie. Ce conflit poursuit sa course. Ce qui a été se répètera. Des querelles anciennes seront ravivées et de nouvelles théories surgiront constamment. Néanmoins, le peuple de Dieu, de par ses convictions et l’accomplissement des prophéties, auquel il prit part en proclamant les trois messages angéliques, sait où il se tient. Il possède une expérience qui est plus précieuse que l’or le plus fin. Il doit se tenir fermement, tel un rocher, soutenant une confiance immuable jusqu’à la fin…
Une puissance dotée de régénération opérait lors de la proclamation du premier et du second message, et le sera également lors du troisième message… La puissance du Saint-Esprit se manifestait. Il y eut une étude diligente des Écritures, point après point. Presque toutes les nuits furent consacrées à une étude approfondie de la Parole. Nous cherchâmes la vérité, tel un trésor enfoui. L’Éternel s’est révélé à nous. La lumière éclaira les prophéties et nous sûmes que nous avions reçu les instructions divines…
Après la grande déception, quelques-uns se mirent à sonder les Écritures de tout leur coeur. Quelques âmes ne voulurent pas se laisser aller au découragement, refusant d’accepter qu’elles aient pu être éconduites. Pour elles, la vérité s’exprima point après point, s’entrelaçant à leurs souvenirs et à leur fidélité… La vérité était là, lumineuse de clarté, magnifique dans sa simplicité, amplifiée par sa puissance et investie d’une assurance inconnue jusque-là. Nous pouvions alors proclamer le message dans l’unité. Mais, parmi ceux qui ne s’étaient pas ancrés à leur foi et à leur expérience, régnait une grande confusion. Chaque opinion possible était énoncée comme étant le message de vérité, mais la voix de l’Éternel se fit entendre: « Ne croyez pas en eux, car je ne les ai pas envoyés. »
Nous cheminâmes prudemment sous la houlette du Seigneur. Le message devait être transmis au monde entier, or nous savions que la lumière actuelle était un don spécifique de Dieu… Ceux qui furent déçus, recherchant toujours la vérité, étaient conduits pas à pas pour communiquer au monde ce qui leur avait été transmis… L’oeuvre débuta péniblement au début. Les témoins rejetaient fréquemment le message, prétendant qu’il était inintelligible. La discussion s’envenima sérieusement, particulièrement au sujet du sabbat. Mais l’Éternel manifestait sa présence. Parfois, le voile, dissimulant sa gloire, se levait. Nous pouvions alors le contempler dans le lieu élevé et très saint.
Ellen G. White – Manuscrit 32, 1896.

