Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière. (Jean 3.19)

La perte d’une seule âme constitue une catastrophe comparée au bénéfice d’un monde sombrant dans la médiocrité… Jérusalem représente chaque âme négligeant les privilèges présents et refusant la lumière transmise par Dieu. Les conseils de Dieu ont-ils été vénérés? Les prières et les avertissements de ses serviteurs ont-ils été acceptés? A-t-on tenu compte des réprimandes? Oh! Puissions-nous améliorer individuellement ces instants merveilleux du Jour de Dieu, de crainte que vienne la parole: « Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. » Si la lumière rayonne autour de nous, il nous faut l’accueillir, l’apprécier et évoluer au milieu d’elle, sans nous préoccuper de savoir si les gens importants ou instruits l’ont acceptée.

Telles sont les paroles du Christ: « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. » Jésus revit les siècles écoulés et constata que le monde chrétien pensait et enseignait que la mort du Christ avait aboli la loi du Père. Il désire, par conséquent, détromper tous les esprits ne souhaitant pas être séduits à ce sujet.

Des hommes et des femmes sont morts sans avoir gardé le sabbat du septième jour. Il s’agissait de gens respectables, vivant selon les connaissances qu’ils possédaient. Ils ne pouvaient être tenus pour responsables de la lumière qu’ils n’avaient pas obtenue. Nous sommes responsables de la lumière éclairant notre époque. Prétexter que nous avons transgressé la loi de Dieu comme les gens des générations passées, serait pure folie!

Il n’est jamais sage de demeurer indifférent à la lumière. Si les gens prétendument bons n’obéissent pas à la loi de Dieu, est-ce une raison pour la transgresser? Ce sont les scribes, les chefs, les prêtres et les hommes d’église, hommes estimant que leur vertu était supérieure à celle d’autrui, qui persécutèrent le Christ. Ces hommes prétendument pieux furent les plus acharnés à combattre Jésus. Ce sont les enseignants du peuple qui l’insultèrent alors qu’il se trouvait cloué sur la croix.

Les soi-disant chrétiens d’aujourd’hui qui rejettent la lumière, ne seront pas plus favorables envers ceux qui la reçoivent et s’en réjouissent, que les Juifs à l’époque de Jésus. S’ils avaient su qu’il était le Prince de vie, ils ne l’auraient pas crucifié. Pourquoi ne le savaient-ils pas? Car ils refusaient toutes les évidences qui leur avaient été communiquées. Ils considéreront les croyants comme des individus faibles, de peu d’envergure, un brin fanatique, et les tourneront en dérision.

Ellen G. White – Lettre 35a, 1877.