Et ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l’avaient reconnu au moment où il rompit le pain. Tandis qu’ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous! (Luc 24.35-36)
Les voyageurs retrouvèrent leurs compagnons totalement surexcités. Les voix des occupants de la pièce s’élevèrent, ils prononcèrent des paroles de louanges et d’actions de grâces: « Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. » Puis, les voyageurs haletants après leur longue course, leur firent un récit merveilleux. Ils leur racontèrent qu’étant en chemin, découragés et désespérés, ils avaient été rejoints par un Étranger. Avec entrain et vivacité, ils racontèrent qu’il sonda les Saintes Écritures avec eux et qu’ensuite ils l’invitèrent chez eux. Relatant la préparation de leur souper, ils le reconnurent lorsqu’il étendit ses mains pour bénir la nourriture…
Ils venaient à peine d’achever leur récit, lorsque certains émirent des doutes, leur témoignage semblant trop beau pour être vrai. Brusquement, un nouvel individu fit irruption dans la pièce. Tous les yeux fixèrent l’Étranger. Personne n’avait frappé à la porte. Aucun pas n’avait été perçu. Les disciples stupéfaits s’interrogèrent. Ils entendirent alors une voix qui leur était familière: celle de leur Maître! Clairement et distinctement, il s’exclama: « La paix soit avec vous! »
Jean ajoute: « Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit: Recevez le Saint-Esprit. »…
Personne ne peut s’aventurer inconsidérément dans l’oeuvre de Dieu. Les hommes et les femmes ne peuvent s’y engager sans avoir reçu, de façon évidente, le Saint-Esprit. Ce n’est que sous sa supervision que les disciples du Christ s’y attellent.
Ce soir-là, Christ montra ses mains et ses pieds à ses disciples pour que tout doute s’évanouisse. « Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi; touchez-moi et voyez: un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai… Puis il leur dit: « C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprennent les Écritures. Et il leur dit: Ainsi, il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour.
Ellen G. White – Manuscrit 113, 1897.

