Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. (1 Pierre 2.24)

Que le ciel tout entier soit étonné par la réception réservée à son Maître bien-aimé sur la terre! Qu’une nation prétendant croire en la prophétie, renie Christ, néglige les avertissements et les prédictions, ferme les yeux à la lumière et remplisse chaque élément des prophéties, mais demeure aveugle, si abusée par l’ennemi, qu’elle affirme exécuter le service de Dieu, dépasse l’entendement! Est-il surprenant que le monde le rejette comme le fit une seule nation?

Ses mains étaient percées par des clous, ses saintes tempes couronnées d’épines. Il fut indubitablement blessé par Satan, qui encouragea ses agents à accomplir les actions les plus viles. Notre salut fut modelé par les souffrances infinies du Fils de Dieu. Blessé au talon, son humanité souffrit et son chagrin, plus grand que celui qui oppresse ses créatures, accabla son âme alors qu’il s’engageait à payer leur dette immense envers Dieu, car étant bien incapables de payer leur propre affranchissement. Sur lui reposent la transgression et le chagrin de chacun.

Les hommes et les femmes pour qui mourut Christ, ont-ils la moindre idée des souffrances qu’endura le Fils de Dieu pour mettre le salut à leur portée et qu’ils puissent réintégrer leur foyer édénique?

Christ vint au secours de la famille humaine et croiser le fer avec le prince des ténèbres. Dans ce monde, se livra le combat terrible opposant ces deux formidables généraux des armées… Ce conflit fut tellement rude que Jésus faillit s’évanouir et mourir sur le champ de bataille, lorsque des anges vinrent du monde de la lumière pour prendre soin du vaillant Combattant et le réconforter par un peu de nourriture.

L’âme de Jésus fut blessée dans le jardin de Gethsémané et sur la croix… Jésus réintégra le ciel après avoir quitté le champ de bataille, portant, tels des trophées, les plaies et les meurtrissures résultant de l’anéantissement du premier rebelle, chef glorieux et ange exalté dans le ciel. Il y eut de la joie dans le ciel et il fut annoncé, à travers les mondes, que la race déchue avait été rachetée. Les portes du ciel furent ouvertes à la race repentante qui mettait un terme à sa rébellion et rendait allégeance à la loi de Dieu.

La Tête de l’église abandonna son oeuvre à ses serviteurs pour qu’ils la poursuivent en son nom. Les disciples de Christ ne sont pas livrés à eux-mêmes dans cette lutte contre Satan. Le Commandant de notre salut se tient à la tête, mais demeure invisible. L’oeil de la foi discerne son Commandant et obéit à ses ordres.

Ellen G. White – Manuscrit 75n, 1886.